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Cette première année de
fonctionnement nous a semble-t-il permis de poser les bases
nécessaires à la poursuite et à la réussite
de notre programme, tant au niveau du fonctionnement de l'équipe,
qu'au niveau des résultats scientifiques.
Ainsi, si les travaux de prospections nous ont
permis cette année de ne découvrir qu'un seul gisement,
nous avons acquis une meilleure compréhension des éléments
impliqués dans le choix des lieux d'installation. Certains de
ces éléments spécifiques à la Dominique
sont liés à la violence des précipitations dans
l'île et aux variations très brutales qu'elles
entraînent dans le débit des cours d'eau. Ainsi, alors
que nous nous sommes beaucoup attaché cette année à
la prospection des fonds de vallées, il semble qu'il faille se
concentrer sur des positions légèrement plus élevées.
Les différentes opérations de
sondage que nous avons menées nous ont tout d'abord permis
d'attester de l'occupation saladoïde ancienne de gisements pas
ou peu connus (Pointe Mulâtre, Geneva). Ensuite les sondages
réalisés à Soufrières nous ont permis
d'obtenir les premières informations directement liées
aux objectifs de ce programme. Ces résultats bien que
préliminaires apparaissent comme très prometteurs
concernant l'avenir de l'étude des relations ayant existé
entre la Martinique et le Sud de la Dominique durant la phase
Saladoïde ancienne. Ces données seront complétées
avant la fin de l'année par une mission d'étude
consacrée à l'analyse d'une importante collection
privée constituée par l'inventeur du site en 1976. Ce
travail sera associé à l'étude de petites séries
anciennes conservée à la bibliothèque de Roseau.
Pour l'année 2006, nos projets concernant
la campagne de terrain se concentrent autour de deux objectifs
principaux, l'intensification des prospections et la poursuite des
travaux à Soufrière. Un ou deux sondages
supplémentaires seront vraisemblablement aussi réalisés
à Geneva.
Après la vérification systématique
des sites déjà répertoriés dans le sud de
l'île que nous avons menée cette année, nous nous
concentrerons sur la recherche de nouveaux gisements dans le même
secteur et sur la vérification des sites saladoïdes
anciens déjà répertoriés dans la partie
nord de l'île. Au delà d'une compréhension
globale du mode gestion de ces groupes de l'espace insulaire
dominiquais, nous espérons ainsi découvrir le site
"parfait" pour l'ouverture d'une fouille extensive.
Le site de Soufrière est bien près
d'être celui là, malheureusement il est aujourd'hui en
grande partie recouvert par le village actuel. Cependant, ce gisement
présente un degré de conservation exceptionnel et il
est en parfaite adéquation au niveau chronologique et
géographique avec les objectifs de notre programme. Nous
prévoyons d'approfondir très largement nos recherches
par l'excavation de surfaces plus vastes (quelques dizaines de mètres
carrés) dans une ou plusieurs des parcelles vierges de
construction. Par ailleurs, nous avons prévu de publier très
rapidement un fascicule bilingue (Français-Anglais) présentant
les résultats que nous avons déjà obtenus
concernant ce gisement complétés par l'analyse des
séries anciennes. Il devrait s'agir de la première
publication fruit de la mission archéologique Dominique sud.
Elle devrait être éditée d'ici la fin de l'année
2006. Afin de mener à bien ce programme nous prévoyons
pour l'année 2006 une campagne de terrain plus longue d'au
moins 3 semaines avec une équipe renforcée.
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